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« A travers le projet E-Eole, les étudiant·e·s acquièrent une expérience en gestion de projet global»

Actualité, Communiqué

Enseignante en fabrication mécanique au Département de Génie Mécanique et Productique – Techniques Aéronautiques de l’IUT, chercheuse à l’Institut Clément Ader, Christine Barrot encadre avec huit de ses collègues le projet E-Eole. Objectif : faire voler une réplique de l’avion à hélice mythique de Clément Ader après sa remise en état par les étudiants de l’IUT.

Pouvez-vous nous raconter l’histoire du projet E-Eole ?

En 2006, l’association Breguet XIV a retrouvé à l’état d’épave, la réplique de l’Eole de Clément Ader réalisée par des étudiant·e·s de l’Ecole Centrale Paris, l’Eole 90. Elle a confié en septembre 2015 les restes de la structure à  l’IUT, avec l’objectif de la restaurer et de la faire voler équipée d’un moteur électrique. Depuis, trois équipes étudiantes se sont succédées et ont travaillé en mode projets pour remettre l’avion en état et y intégrer les modifications liées à la nouvelle motorisation. C’est un travail de longue haleine qui suscite beaucoup d’enthousiasme chez les étudiant·e·s comme chez les huit enseignant·e·s de l’IUT impliqué·e·s !

Quelles sont les grandes étapes ?

Au niveau technique, les axes de travail varient en fonction de l’évolution du projet. Pour la restauration, les étudiant·e·s ont fabriqué de nouvelles pièces, refait le siège, conçu les patrons de la toile, renforcé les liaisons entre les différents éléments. A l’état d’épave, des parties de l’avion n’existaient plus. Par exemple, il a donc fallu concevoir tout le système de commandes de vol qui rendra l’avion manœuvrable. Aujourd’hui, les étudiant·e·s travaillent notamment sur la fabrication de bords d’attaque en matériaux composites ainsi que sur la motorisation et l’instrumentation de l’avion. Ils-elles ont la chance d’être en contact avec le concepteur et le pilote de l’E-Fan, et devraient bientôt recevoir la motorisation de cet avion électrique développé par Airbus Group. Après un premier vol équipé d’un moteur à vapeur, un second, d’un moteur thermique, le prochain sera électrique.

Quand l’avion volera-t-il ?

Si tout va bien, le premier vol est prévu à Muret en 2018. L’avion sera ensuite exposé au grand public dans un musée aéronautique et participera aux événements aéronautiques régionaux ou nationaux.

En pratique, comment les équipes sont-elles organisées ?

Les étudiant·e·s ont adopté un fonctionnement inspiré de l’entreprise. L’équipe comprend 15 étudiant·e·s, réparti·e·s en six équipes ; quatre sont techniques – motorisation, manœuvrabilité, restauration, centrage de masse, une équipe est dédiée à la communication et à la recherche de sponsors. Deux gestionnaires de projets ont été nommé·e·s et sont garant·e·s du respect du planning des tâches qu’ils ont eux-elles mêmes élaboré et veillent aussi à la bonne communication entre équipes. Ils bénéficient des conseils de Sébastien Poncin, président de l’Association Breguet XIX et ancien directeur de site d’une grande entreprise toulousaine.  

Trois équipes étudiantes se sont succédées depuis le démarrage de ce projet. Comment avez-vous assuré le suivi ?

Ce projet concerne les étudiant·e·s de deuxième année, qui, dans leur programme, consacrent 200 heures à ce type de travail. Pour assurer le recouvrement entre les équipes, nous avons opté pour un recrutement dès le second semestre de la première année. Ainsi, les étudiant·e·s travaillent en double équipe de février à avril. Ce sont les étudiant·e·s eux-elles mêmes qui recrutent leurs successeurs !

D’un point de vue pédagogique, quel est l’apport du projet ?

Ce projet est très riche de ce point de vue. Les étudiant·e·s mettent en application des cours, comme celui de la mécanique du vol. Mais surtout, ils-elles abordent un projet global, apprennent à être autonomes, développent des qualités de communication, de travail en équipe, de gestion de projets. Ils-elles s’essaient même à la réponse d’appels à projet et à concours et ont d’ailleurs remporté un prix d’encouragement de l’AMOPA, Association des Membres de l'Ordre des Palmes Académiques.

Toujours impliqué·e·s, les étudiant·e·s des précédentes équipes continuent à suivre le projet, via les outils mis en place : Facebook, site internet, mais aussi articles parus dans les journaux. Le projet commence à être connu et les étudiant·e·s bénéficient d’invitations pour différentes manifestations aéronautiques. Travailler en projet c’est pour apprendre aussi à travailler en équipe. C’est aussi un plus dans les CV pour trouver des stages !

Aujourd’hui, où en est le projet ?

Le projet, estimé au total à 15.000 euros, est financé sur fonds propres du département, avec l’aide de neuf sponsors. Les étudiant·e·s ont également initié un financement participatif sur la plateforme Ulule, ouverte jusqu’à la fin de l’année scolaire. Ce budget permettra d’aller jusqu’au premier vol, au printemps 2018. Et quand l’avion aura volé, nous poursuivrons le travail sur le développement d’une exposition pédagogique destinée au grand public. Ce projet a tout du challenge et du long terme !

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Dates
le 6 juillet 2017

Date de mise à jour 11 juillet 2017


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