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17 déc.

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Jean-Marc Broto, visionnaire de terrain

Impulser des innovations pédagogiques, tel est le credo de Jean-Marc Broto, Président de la Conférence des doyens et des directeurs d’UFR* scientifiques de France, la CDUS.

« Rendez-vous au 3R1-B3. » Un coup d'œil sur le plan des 125 hectares du campus s'impose... « Ici, si les nombreux bâtiments sont modestes, à l'intérieur, la recherche et l'enseignement sont de haut niveau » lance Jean-Marc Broto. Un truisme que vient confirmer son parcours personnel, à la jonction entre recherche de pointe et innovations en enseignement.
Jean-Marc Broto, chercheur à ses heures auprès d'Albert Fert sur les travaux qui ont mené au Prix Nobel de physique et au développement des disques durs actuels des ordinateurs et directeur de l'UFR* de physique, chimie et automatique de notre université, vient d'être élu à l'unanimité le 11 mars dernier Président de la Conférence des doyens et des directeurs d'UFR scientifiques de France, la CDUS. Une légitimation sans conteste de sa volonté de professionnaliser toujours plus les études universitaires en mêlant la recherche aux formations.

De l'ingénierie à l'université...

« Cela me plaît d'impulser une vision de la réorganisation des études. La CDUS est un levier fort auprès de la Conférence des Présidents d'universités et du Ministère » explique Jean-Marc Broto. Toujours mesuré, il se dit ravi que « les réflexions collectives avancent pour rapprocher les sciences et l'ingénierie. » Si le terme est aujourd'hui l'apanage des Écoles, le Ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur a la volonté de faire des formations de licence des filières d'insertion. « Il faut reconnaître que ce sont les universités, plus que les Écoles, qui nourrissent le bassin d'emplois au niveau national » rappelle-t-il.

De la recherche dans les études...

Son projet ? Former des « ingénieurs modernes » capables d'apporter des innovations et de créer des connaissances plutôt que des ingénieurs qui appliquent des protocoles, en cohérence avec les idées de Robert Chabbal ancien directeur du CNRS. Jean-Marc Broto propose de renforcer et rendre plus visible l'implication de la recherche scientifique dans les études à l'université, un credo qu'il a appliqué à sa propre carrière depuis trente ans, avec succès. Il soutient à l'UPS la création par des collègues de parcours spéciaux de licence dont l'objectif est d'immerger l'étudiant en laboratoire dès la première année. Une approche polémique, aux yeux de certains universitaires. Pour autant, il a le soutien de la CDUS : cette approche pédagogique innovante vise à stimuler l'indépendance, l'autonomie, la curiosité et en même temps le travail en équipe.



Un label « employabilité »...

A 53 ans, Jean-Marc Broto reste entier. Convaincu que beaucoup d'évolutions se discutent au national, mais ne peuvent être réglées qu'à l'échelle locale, il développe avec un groupe de travail un label qualité pour les formations de l'UPS. Ce référentiel attesterait de la professionnalisation des études de notre université : 50% de cours disciplinaires, 25% de sciences connexes et 25% de langues, gestion de projet, budget, etc. « Nos masters professionnels forment déjà au-delà des champs de la discipline, mais les compétences ne sont pas harmonisées selon un tel pourcentage d'heures de cours et surtout peu de gens le savent. C'est dommage car ces étudiants sont directement employables. » Jean-Marc Broto encourage l'ouverture dès septembre 2011 d'un master en électronique électrotechnique et automatisme, en cohérence avec ce futur label. « Il me semble que c'est la bonne solution » justifie-t-il simplement.

Vers la future « Fac de sciences et d'ingénierie »...

Parler d'ingénierie, développer un esprit critique par la recherche, attester d'une pluridisciplinarité... Fort de ces trois chevaux de bataille pour soutenir l'avenir des étudiants, Jean Marc Broto participe à une vaste réorganisation interne de notre université : le rapprochement des UFR de sciences en une Faculté des sciences et de l'ingénierie (FSI). « Ce terme pourrait d'ailleurs se généraliser, souligne-t-il. A Lyon, Nancy, Marseille ou Bordeaux, cette fusion est en cours également. » L'objectif, pour ce passionné de pelote basque et ses homologues en sciences du vivant et en mathématiques : donner plus de lisibilité aux diplômes de l'université et proposer aux entreprises une unique porte d'entrée dans l'université.

Fort de sa lecture des travaux de l'Agence universitaire de la francophonie, il conclue « nos étudiants doivent être vus comme des offreurs de compétences, pas des chercheurs d'emploi ! »

 *UFR : unité de formation et de recherche

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Dates
le 8 décembre 2011

Date de mise à jour 9 janvier 2012


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