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Rubrique interview : Romuald Poteau, NanoX

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Romuald Poteau, Professeur de Chimie Physique à l’université Toulouse III-Paul Sabatier, co-animateur, avec Lise-Marie-Lacroix, Maître de conférences à l’université, du volet formation de NanoX

Fin octobre dernier, l’équipe porteuse du projet NanoX -Nanoscale Science and Engineering- s’est réjouie des résultats de l’appel à projet « Ecoles universitaires de recherche ». Lauréat de ce troisième volet du Programme d’investissements d’avenir, le projet s’articule autour d’une relation étroite enseignement – recherche. NanoX bénéficiera d’une enveloppe de 4,35 millions d’euros de dotation dédiés à la formation et, via le LABEX NEXT, d’environ 10 millions d’euros dédiés à la recherche sur les dix prochaines années.
   
Sur les 191 projets évalués, 29 ont été retenus par le jury international, dont celui baptisé NanoX. De quoi s’agit-il ?
NanoX est un projet de création d’école universitaire de recherche (EUR), s’appuyant sur le Laboratoire d’Excellence NEXT. Ce dernier regroupe depuis 2011 des physiciens et des chimistes des domaines « Nano, mesures Extrêmes et Théorie » travaillant dans six laboratoires du site*. Au sens large, il recouvre les travaux des atomes aux matériaux, en additionnant les compétences de physiciens et de chimistes, théoriciens et expérimentateurs. NanoX va permettre d’aller plus loin dans le décloisonnement entre recherche et formation, en partenariat étroit avec NEXT.

Qui sont les acteurs du projet ?
La communauté impliquée dans le volet formation est plus large que celle déjà fédérée par NEXT. Elle regroupe les départements de physique et de chimie de l’université Toulouse III-Paul Sabatier, le département de physique de l’Institut National des Sciences Appliquée (INSA) de Toulouse, le département chimie des matériaux de l’INP-ENSIACET, et le Centre National pour la Recherche Scientifique (CNRS).

Quels sont les enjeux en termes de formation ?
Le projet NanoX offre une visibilité inédite à une communauté scientifique dynamique. Il s’agit de donner un coup d’accélérateur à la dimension internationale dans nos formations, en favorisant les mobilités entrantes et sortantes des étudiants et doctorants, en offrant des cursus en langues étrangères et en développant de nouveaux partenariats stratégiques avec des universités réputées (la Rice University au Texas, l’Université de Montréal, l’Université de Dresde, le Nara Institute of Science and Technology, etc.).
NanoX vise également à renforcer l’approche interdisciplinaire, si importante à l’échelle « nano », grâce à des cours intensifs et une offre de double diplôme à constituer. Le projet intègre aussi un accès facilité aux laboratoires et à leurs équipements de pointe. L’organisation des études évolue, avec, par exemple, une promotion de l’alternance dans le monde industriel comme au sein des laboratoires de recherche, favorisant en outre le développement d’actions de formation continue.
Les relations avec le monde socio-économiques sont confortées : des grands groupes comme des start-ups ont déjà signifié leur intérêt à travailler en proximité avec les acteurs du projet.
La montée en puissance des actions de cette « Graduate School » sera progressive, en partenariat avec les différents départements. Il s’agit de bien orienter les moyens pour que le plus grand nombre d’étudiants en bénéficie, en fonction de leur projet de formation.

Que signifie « Graduate School », dans une acception française ?
On peut d’abord la définir par ce qu’elle n’est pas : ni une structure nouvelle, ni un nouveau laboratoire, ni une nouvelle faculté. Elle ne se substitue pas aux départements d’enseignements mais leur apporte une valeur ajoutée, agit comme un fédérateur au sein de la communauté concernée et, in fine, devrait faire évoluer la façon d’enseigner. En ce sens, elle s’inspire des modèles anglo-saxons qui ont fait leurs preuves en ce qui concerne le décloisonnement entre recherche et formation. La Graduate School NanoX concerne près de 350 doctorants et 400 à 500 étudiants de master.

* les six laboratoires sont : le Centre d’Elaboration des Matériaux et d’Etudes Structurales (CEMES), le Laboratoire Collisions Agrégats Réactivité (LCAR), le Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets (LPCNO), le Laboratoire de Chimie et Physique Quantique (LCPQ), le Laboratoire de Physique Théorique (LPT), le Laboratoire National des Champs Magnétiques Intenses de Toulouse (LNCMI-T).

Pour aller plus loin

Le volet recherche, à découvrir la newsletter recherche de décembre 2017
Lien vers Laboratoire d’excellence NEXT
Lien vers Présentation du 3ème Programme Investissements d’Avenir et des lauréats





Dates
le 18 décembre 2017

Date de mise à jour 20 décembre 2017


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