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22 juin

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Chirurgie sur le crâne d’une vache du Néolithique, premier acte vétérinaire ou expérimentation sur l’animal ?

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L'analyse d'un crâne presque complet d'une vache provenant du site néolithique de Champ-Durand (3400-3000 avant J.-C.), Vendée, amène à penser qu'il a subi une chirurgie crânienne, selon une étude publiée dans Scientific Reports par Fernando Ramirez Rozzi (CNRS), du laboratoire Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (AMIS) et Alain Froment (IRD). Les auteurs suggèrent que les résultats fournissent la preuve qu’un acte vétérinaire ou une expérimentation chirurgicale sur un animal avant de passer à l’homme existe depuis le Néolithique.

© Fernando Ramirez Rozzi

© Fernando Ramirez Rozzi

Des preuves de chirurgie crânienne dans l'histoire humaine existent depuis le Mésolithique. Le plus ancien crâne humain avec des signes de trépanation date de 7300 avant JC et provient du site de Vasilyevka en Azerbaïdjan. Néanmoins, des crânes d’animaux portant des trépanations étaient inexistants jusqu’à maintenant.

Fernando Ramirez Rozzi et Alain Froment ont analysé un crâne de vache trouvé sur le site néolithique de Champ-Durand, en France, présentant un trou dans l'os frontal droit.
Les auteurs n'ont trouvé aucune fracture ou fragmentation correspondant à un coup qui laisserait supposer que le trou résultait d’une confrontation avec une autre vache. Cependant, la forme presque carrée du trou et la présence de marques de grattage autour du trou semblables à celles qui indiquent une trépanation sur un crâne humain suggèrent que la blessure a été le résultat d'un processus chirurgical, une trépanation similaire à celles qui sont observées sur de nombreux crânes humains de cette période. Les auteurs n'ayant trouvé aucune preuve de guérison, la chirurgie a été réalisée sur un animal mort ou l'animal n'a pas survécu.
Deux hypothèses rendent compte d’un acte chirurgical sur cette vache : soit les hommes ont voulu guérir la vache d’une possible maladie, soit le praticien s’est exercé sur l’animal avant d’appliquer ses capacités sur l’homme.

 
Marques de grattage sur le crâne de la vache (a, b, c) et sur des crânes humains du Néolithique (d, e). Les marques sont semblables sur les crânes ce qui suggère que la vache a subi une trépanation de la même façon que les crânes humains du Néolithique. Crédit photo : Fernando Ramirez Rozzi

Pour lire l'intégralité de cet article, voir le site de l'Institut écologie et environnement du CNRS.

Dates
le 27 avril 2018

Date de mise à jour 27 avril 2018


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