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19 nov.

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A la découverte des labos

Guider les radiothérapies

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La destruction des tumeurs cancéreuses nécessite un ciblage ultra-précis pour limiter les dégâts sur les tissus sains avoisinants. Professeur de chimie à l’université Toulouse III – Paul Sabatier, Marc Verelst a mis au point des nanoparticules que l’on envoie au cœur des cellules cancéreuses et qui aident à leur repérage par imagerie. Le procédé a été testé sur des souris, mais des expérimentations complémentaires sont indispensables. La société Chromalys créée par le chimiste cherche à lever 1,8 M€ pour prouver l’intérêt et la non-toxicité de ses nano-marqueurs avant leur mise sur le marché.

« L’oxysulfure de gadolinium était déjà utilisé en radiothérapie voici 50 ans en raison de son très haut pouvoir d’absorption des rayons X. Notre idée a été d’introduire des quantités nanoscopiques de ce minéral dans les cellules cancéreuses afin de faciliter leur détection par les outils d’imagerie médicale et affiner ainsi le pilotage automatique des radiothérapies. L’enjeu est particulièrement important pour les tumeurs que la respiration rend mobiles en permanence, comme celles du poumon ou du foie, et que l’on a du mal à viser de manière suffisamment précise », explique Marc Verelst, à l’origine du projet Tumor Track.

Enseignant-chercheur au Centre d’Elaboration de Matériaux et d’Etudes Structurale (CEMES), il a réussi à produire par précipitation des cristaux nanoscopiques d’oxysulfure de gadolinium en bloquant précocement leur croissance grâce à des tensio-actifs. Objectif atteint : ces particules ne dépassent pas la taille d’un virus et peuvent ainsi pénétrer au cœur des cellules qui sont cent fois plus grosses.

« Nous collaborons avec des équipes de l’Inserm qui nous aident à faire pénétrer ces particules précisément dans les cellules cancéreuses. Elles les rendent alors repérables à la fois par les scanners et les IRM et restent actives plusieurs semaines dans le corps avant d’être éliminées, contre seulement quelques heures pour les marqueurs moléculaires existants. Notre pari est que l’amélioration de la localisation des tumeurs va permettre d’augmenter l’intensité du rayonnement délivré à chaque séance et diminuer ainsi leur nombre et les effets secondaires », expose le chercheur.

Enseignant de chimie à l’université pendant plus de vingt ans, en détachement pour pouvoir développer son invention, Marc Verelst en est à sa deuxième création d’entreprise. La première, Pylote, fondée en 2007, produit des microparticules antibactériennes pour les emballages, permettant notamment d’éviter l’usage de conservateurs dans les cosmétiques. 

« Rien que dans l’Hexagone, 60 000 patients subissent des radiothérapies qui pourraient bénéficier d’un meilleur guidage par l’imagerie grâce à Tumor Track. Nous sommes en train de finaliser une levée de fond avec les Business Angels des Grandes Ecoles et faisons appel en parallèle au plus grand nombre, grâce à la plateforme de financement participatif My pharma company », annonce Marc Verelst.

  • Pour en savoir plus
Site internet du CEMES (unité propre du CNRS)
La start-up Chromalys et le projet Tumor Track
Présentation du projet Tumor Track sur la plateforme de financement participatif My pharma company

Dates
le 26 novembre 2015

Date de mise à jour 25 janvier 2017


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