Contenu

Université de Toulouse Université Toulouse III - Paul Sabatier

Presse Annuaire Recherche avancée
22 oct.

Vous êtes ici : Accueil > La recherche

Recherche

Les plastiques dans les océans sont des radeaux pour les microorganismes

Résultat de recherche

La plastisphère, nommé en 2014 par des chercheurs américains, est le biofilm que se développe sur les débris de plastique. Les débris de plastique offrent un effet un support particulier au développement d’organismes. Ils perdurent dans l’environnement bien plus longtemps que le bois flotté par exemple, et vont être transportés sur des milliers de kilomètres carrés. Transportés par les courants, les plastiques peuvent déplacer à des milliers de kilomètres des espèces potentiellement exotiques ou nuisibles, pouvant ainsi perturber gravement les écosystèmes.

© laboratoire des IMRCP

© laboratoire des IMRCP

Des échantillons récoltés dans le gyre subtropical de l’Atlantique Nord lors de la mission Expédition 7ème Continent de Juin 2015 ont été analysés. Dans cette étude les scientifiques (notamment du Laboratoire des intercations moléculaires et réactivité chimique et photochimique - IMRCP) ont analysé les communautés de microorganismes sur des micro et meso-plastiques échantillonnés dans le gyre de l’Atlantique Nord par séquençage haut-débit de l’ADN.
 
Les études précédentes avaient soulevé inquiétudes (i.e. présence de pathogènes) ou espoirs (i.e. dégradation rapide des plastiques) mais la réalité reste, comme toujours, plus complexe. De façon inattendue cette étude montre que les plastiques hébergent plus d’espèces microbiennes que l’eau de mer avoisinante : les plastiques seraient-ils alors un hot-spot de diversité ? Dans tous les cas, une diversité originale, variant en fonction de la nature du polymère (polyéthylène, polystyrène…) et constituée de nombreuses espèces affiliées à des micro-organismes étrangers au milieu marin. Cette étude a aussi permis de distinguer des espèces en étroites associations, formant ainsi un biofilm à la surface des plastiques, d’espèces « auto-stoppeuses », pathogènes ou non, profitant de ce substrat pour se véhiculer autour du globe. Ce biofilm se caractérise par une sur-expression de voies métaboliques impliquées dans la dégradation de polluants chimiques mais l’implication des micro-organismes dans la dégradation des plastiques des océans reste encore à explorer.

Pour lire l'intégralité de cet article, voir le site de l'institut écologie et environnement du CNRS.

Dates
le 2 juin 2017

Date de mise à jour 29 août 2017


Recherche d'une actualité

Recherche d'une actualité

Université Toulouse III - Paul Sabatier - 118 route de Narbonne 31062 TOULOUSE CEDEX 9 téléphone +33 (0)5 61 55 66 11