Contenu

Université de Toulouse Université Toulouse III - Paul Sabatier

Presse Annuaire Recherche avancée
19 nov.

Vous êtes ici : Accueil > La recherche

Recherche

Mettre un satellite autour d'un astéroïde peut s'avérer difficile

Résultat de recherche

A l'instar de la mission Rosetta partie sonder la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko, de plus en plus de missions spatiales sont envoyées vers des corps du Système solaire. Ainsi, comprendre comment un satellite peut être mis en orbite autour de ces petits corps irréguliers devient un enjeu de première importance pour la mise en place des futures missions de ce type.

© José Lages, Ivan I. Shevchenko, Dima L. Shepelyansky

© José Lages, Ivan I. Shevchenko, Dima L. Shepelyansky

Parmi les petits corps du système solaire, un bon nombre ressemblent en première approximation à un système binaire en contact, ou autrement dit à des haltères constitués de deux sphères en contact. Les systèmes binaires sans contact dont la fréquence de rotation obéit à la troisième loi de Kepler génèrent autour d'eux des zones d'instabilités peu propices à la mise en orbite de satellite. Les petits corps, tels que les comètes ou les astéroïdes, qui sont souvent assimilables à un haltère, ont quant à eux une fréquence de rotation en générale bien inférieure à la fréquence de Kepler qui correspond à la fréquence de rupture de l'haltère.

En partenariat avec un chercheur de l'Observatoire Pulkovo de Saint-Pétersbourg, et un chercheur du laboratoire de physique théorique de Toulouse, un scientifique travaillant à l'Institut Univers, Temps-Fréquence, Interfaces, Nanostructures, Atmosphère et environnement, molécules (UTINAM, CNRS/Université de Franche-Comté) a montré que la zone chaotique, naturellement présente autour d'un petit corps irrégulier en rotation, s'étend de manière significative à mesure qu'on considère des fréquences de rotations du corps de plus en plus petites.

Pour illustrer leurs résultats, les auteurs ont pris deux exemples réels de petits corps irréguliers. 

L'astéroïde 243 Ida possède une fréquence de rotation proche de la fréquence de Kepler, par conséquent la zone chaotique l'entourant est minimale, ce qui pourrait expliquer la présence actuelle de son petit satellite, Dactyl. A l'inverse, l'astéroïde 25143 Itokawa est enveloppé d'une zone d'instabilité orbitale très étendue, ce qui pourrait expliquer l'absence de satellite naturel autour de cet astéroïde et également pourquoi la sonde spatiale japonaise Hayabusa n'a pas pu être directement mise en orbite autour de l'astéroïde.

Ces résultats ont été publiés le 1er juin 2017 dans The Astronomical Journal et ont été remarqués par la prestigieuse revue Nature Astronomy qui insiste notamment sur le fait que les résultats obtenus à l'Institut UTINAM pourront aider à choisir les nouvelles cibles des futures missions spatiales envoyées vers les petits corps du système solaire.

Pour lire l'intégralité de cet article, voir le site de l'institut national des sciences de l'univers du CNRS.

Dates
le 30 juin 2017

Date de mise à jour 29 août 2017


Recherche d'une actualité

Recherche d'une actualité

Université Toulouse III - Paul Sabatier - 118 route de Narbonne 31062 TOULOUSE CEDEX 9 téléphone +33 (0)5 61 55 66 11