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23 juin

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Où en est-on dans la recherche sur le cerveau ? Entretien avec Pierre Payoux, directeur de ToNIC

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La semaine du cerveau 2017 s'achève. Le Pr Pierre Payoux, directeur de ToNIC Toulouse NeuroImaging Center (Inserm / Université Toulouse III - Paul Sabatier) fait le point sur ce qu'on sait du cerveau aujourd'hui grâce aux outils d'imagerie.

© photothèque de l'Inserm (U837, Lille)

© photothèque de l'Inserm (U837, Lille)

  • Comment l’imagerie permet de mieux comprendre notre cerveau ?

P. Payoux.
Grâce aux outils de l’imagerie, on est passé de l’imagerie de localisation d’une lésion cérébrale à l’imagerie fonctionnelle. On peut désormais visualiser voire interpréter le fonctionnement cérébral. Aujourd’hui vient s’ajouter l’imagerie du biomarqueur spécifique d’un processus physiopathologique.
 
  • Qu’entend-on par « biomarqueur » ?

P. Payoux.
Pour prendre l’exemple de la maladie d’Alzheimer, depuis une dizaine d’années, on a identifié des marqueurs spécifiques de cette maladie en imagerie. Jusque-là on savait, par exemple, que l’évolution de cette maladie était corrélée à une atrophie de l’hippocampe. Puis, l’imagerie fonctionnelle a mis en évidence qu’il s’agissait d’une pathologie des circuits de la mémoire. En 2007, des biomarqueurs visibles en imagerie ont été identifiés en traçant spécifiquement la plaque amyloïde. En imagerie, on est donc passé d’une maladie clinique liée à une lésion focale  (atrophie de l’hippocampe) à une maladie identifiable par  des biomarqueurs (Dubois et al., Inserm U610, Hôpital de la Salpêtrière, Paris, France, and Université Pierre et Marie Curie–Paris 6, Paris, France Lancet Neurol 2007).  Dix ans plus tard, dans les critères diagnostiques, on intègre désormais les biomarqueurs.  Et identifier des biomarqueurs permet de développer des médicaments.
 
  • Quelles sont les limites de l’imagerie ?

P. Payoux. Grâce à l’imagerie, on peut aujourd’hui expliquer et apporter une valeur prédictive (ou négative) à l’apparition de la maladie pour améliorer la prise en charge. Mais cela pose des questions éthiques : doit-on prédire une maladie alors qu’aucun traitement efficace n’existe ? La littérature nous montre que dans la maladie d’Alzheimer, les plaques amyloïdes apparaissent jusqu’à 15 ans avant la maladie clinique, mais il n’existe pas encore de médicaments spécifiques qui agissent sur ces troubles cognitifs.

Dans une étude récente, plusieurs centaines de personnes ont été suivies pendant 3 ans dans une étude à 4 bras pour essayer de comprendre comment éviter certains troubles liés au vieillissement.  Les résultats vont bientôt être publiés, mais ce que l’on sait d’ores et déjà c’est qu’il faut vraiment éviter d’être passif devant un écran !

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Dates
le 20 mars 2017

Date de mise à jour 20 mars 2017


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