Publié le 13 mai 2022 Mis à jour le 17 mai 2022

Le 17 mai est la journée mondiale contre l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie et la biphobie. A cette occasion, l’université Toulouse III – Paul Sabatier réaffirme son engagement dans la lutte contre toutes les formes de discrimination. En effet, UT3 est consciente du rôle déterminant qu’elle a à tenir dans la prévention et la sensibilisation de la communauté universitaire pour lutter, ensemble, contre toutes les violences physiques, morales ou symboliques, liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

Aujourd’hui, ces violences restent encore d’actualité. La date du 17 mai a été choisie pour commémorer la décision de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie mentale prise par l’OMS en 1990. L’homosexualité est encore punie par la loi dans 29 pays. 13 pays criminalisent la transidentité. En France, ce n’est qu’en 2019 que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) choisit de ne plus la classifier comme une pathologie. En 2020, le « Plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ » (2020—2023) voit le jour en France. Il contient 42 actions qui concernent tous les domaines de la vie quotidienne : la sphère familiale, l’école, l’université, le travail, le sport, la santé.

La société française reste, elle aussi, empreinte de violences lgbtphobes. Selon le ministère de l’Intérieur, en 2019, les agressions et injures homophobes et transphobes ont augmenté de 36% par rapport à 2018. Elles avaient déjà augmenté de 33% par rapport à 2017. SOS Homophobie recense notamment une augmentation des signalements d’agressions physiques transphobes de 130% en 2019.

Dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche, les violences lgbtphobes persistent également. Selon l’état des lieux des lgbtphobies de 2019 de l’IFOP, 68% des personnes LGBT+ ayant été victimes d’intimidations, menaces et insultes en raison de leur identité de genre ou orientation sexuelle, l’ont été en milieu scolaire, que ce soit dans le secondaire ou dans l’enseignement supérieur. En 2020, une étude réalisée par le Collectif des associations étudiantes LGBTQ+ d'Île-de-France (Caélif) nous apprend qu’un tiers des personnes concernées ont été témoins de lgbtphobies pendant leurs études supérieures que ce soit en cours, en soirée étudiante ou de la part d’un ou une professeure ou personnel administratif.

Les victimes de lgbtphobies dans l’enseignement supérieur sont 90% à déclarer ne pas avoir rapporté les faits à l’administration par peur de répercussions ou inaction. Parmi les personnes LGBT+, ce sont les personnes transgenres en particulier qui déclarent se sentir le moins en sécurité dans leur établissement. L’enquête sur les modes de vie, la santé et la sécurité des étudiantes et étudiants réalisée en 2021 par la Mission Égalité Femmes-Hommes Lutte Contre les Discriminations de l’université Toulouse III - Paul Sabatier témoigne d’une surexposition aux violences notamment sexistes et sexuelles des personnes transgenres et non-binaires sur les campus de notre Université.

En 2019, le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation rend obligatoire pour toutes les universités la reconnaissance du prénom d’usage. Pour autant, sur certains sites universitaires, les procédures sont souvent longues et laborieuses. Cette difficulté des procédures constitue une violence institutionnelle et peut décourager certaines personnes à accéder à leurs droits.

L’université Toulouse III – Paul Sabatier possède une procédure simplifiée pour les étudiantes et étudiants et membres du personnel souhaitant faire reconnaitre leur prénom d’usage. Il suffit de faire une demande par mail à sa référente civilité. Aucune justification particulière ne sera demandée.
 
De plus, la cellule d’écoute est à la disposition des personnes ayant vécu des violences découlant de toutes formes de discriminations (sexisme, racisme, homophobie, transphobie …) : cellule.ecoute.vssd@univ-tlse3.fr
Date(s) et lieu(x)
Du 17 mai 2021 au 21 mai 2021