Publié le 22 janvier 2020 Mis à jour le 22 janvier 2020
C'est un 20 octobre que naît de Philippe Isidore, aîné d'une fratrie de 9 enfants, dans une famille de riches marchands.
 

Tout d'abord tourné vers la magistrature, il est diplômé de la Faculté de Droit en 1768.

En 1775, un de ses oncles, ancien capitoul sans descendance, lui lègue toute sa fortune, ses biens ainsi que son titre, faisant de Philippe Isidore Picot, Philippe Isidore Picot de Lapeyrouse. C'est également grâce à cet héritage qu'il pourra se consacrer pleinement à sa passion pour les sciences naturelles. Dès cette date, il multiplie les excursions naturalistes et devient rapidement un spécialiste reconnu.

Il est d'ailleurs nommé en 1783 commissaire du jardin botanique, alors situé rue des Fleurs, qu'il transfère en 1796 sur le site du Jardin des Plantes.

Nommé professeur d'Histoire Naturelle à l'École centrale de Toulouse en 1796, puis à l'École Spéciale des Sciences et des Arts en 1805, Philippe Picot de Lapeyrouse mène également une carrière politique, notamment en tant que maire de Toulouse de 1800 à 1806.

Il obtient en 1810 la chaire d'Histoire Naturelle à la Faculté des Sciences de Toulouse, dont il est également le premier doyen.

À partir de cette date, et ce jusqu'en 1818, il y occupera la fonction de professeur d'Histoire Naturelle.

Il s'éteint en 1818 à l'âge de 74 ans.

C'est par l'intermédiaire de son fils Isidore, qui lui succède à sa mort, que la Faculté reçoit en 1823 la collection de géologie-minéralogie de Philippe Picot de Lapeyrouse.