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Ingénieur/e : un métier, un titre

Ingénieur : Un métier

Le « métier » désigne  l’activité professionnelle de la personne

Le métier d’ingénieur recouvre des réalités diverses  qui peuvent s’exercer dans des secteurs d’activités très variés.

Pour la  commission des titres d’ingénieur (CTI) l’ingénieur « résout des problèmes de nature technologique, concrets et souvent complexes, liés à la conception, à la réalisation et à la mise en œuvre de produits, de systèmes ou de services ».

Cette définition soutend  la maîtrise de connaissance et de compétences de haut niveau qui pourront s’acquérir par différentes voies. Le métier d’ingénieur n’est donc pas réservé aux seuls diplômés des formations habilitées par la CTI. En France, la profession n’est pas réglementée, il n’existe pas d’ordre professionnel des ingénieurs comme il existe par exemple un ordre des  médecins.

Ingénieur : Un titre


Le « titre » est une désignation académique, il fait référence au type de formation suivie

Le titre d’ingénieur est délivré par les établissements et les formations habilités par  la Commission des Titres d'Ingénieurs CTI

Le titre est lié à un diplôme d’établissement et non à un diplôme national (comme le master)

Ce titre est protégé par la loi, la liste des établissements et des formations habilités à le délivrer est fixée  tous les ans par un texte officiel.

Les étudiants issus de ces formations sont « ingénieurs diplômés ». Ils sont également titulaires du grade de master.


Ingénieur, un métier qui évolue : tendance croissante à l’innovation

Le métier de l'ingénieur tel qu’il était défini au XX° siècle  a été largement modifié afin de répondre aux nouvelles exigences du contexte économique et social du XXI siècle. On observe la diminution du nombre des ingénieurs à « l’esprit bâtisseur » constructeurs de ponts, d’autoroutes, d’automobiles ou de fusées  au profit de l’innovation technique et scientifique mais aussi des fonctions commerciales et financières. Les principaux  facteurs d’évolution sont :
  • L’apparition  d’un nombre croissant de domaines immatériels (conseil, information technique, maîtrise de systèmes logiques abstraits, sciences de l'organisation),
  • Le développement et l’innovation constante des sciences et des techniques utilisées pour les processus de conception, de mise en œuvre, d'exploitation ou de maintenance,
  • La diversification des fonctions confiées aux ingénieurs,
  • L’augmentation du nombre des ingénieurs sur un même processus  industriel ou de services,
  • La multiplication des interactions avec les spécialistes d’autres «métiers».

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Date de mise à jour 28 janvier 2016


Les femmes ingénieurs : les «ingénieures»

Contrairement à l’ensemble des ingénieurs, pour lesquels les STIC (sciences et techniques de l’information et de la communication) sont la première spécialité, les femmes  privilégient les sciences de la vie.  Ainsi, dans l’ensemble des effectifs des écoles, l’agronomie,  agroalimentaire représente plus de 50%, la  chimie  et les sciences du vivant regroupent  60 % de femmes, alors que les études informatique n’en comptent que 17%.
En 2014, les femmes représentent 21% des ingénieurs.
On retrouve plus particulièrement les  «ingénieures» dans les secteurs de l’urbanisme-architecture,  l’éco-industrie, l’industrie pharmaceutique.
Les femmes  sont moins  nombreuses dans les secteurs les plus rémunérateurs tels que les technologies de l'information, l’industrie du transport, le BTP,  l’énergie...
Parmi les fonctions, Les achats et activités de contrôle de qualité, hygiène, environnement sont également plus féminisées que  la maintenance ou la production.
Elles occupent aussi moins souvent que les hommes des postes à responsabilités, on ne compte que 8% de femmes dans des activités de direction et 27% d’entre elles n’ont aucune responsabilité hiérarchique.
Enfin, les écarts de rémunération entre hommes et femmes perdurent en particulier dans les secteurs  les plus féminisés  où ils peuvent atteindre plus de 40%. Par contre, ces écarts  se rapprochent de la parité  dans les ESN (ex SSII) et les sociétés d’ingénierie
Sources : 25°enquête 2014 ingénieurs et scientifiques de France,  Mutationnelles 14
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