Nos autres actus scientifiques
- 29 août 2025L’émergence de la monte à cheval : la modification génétique qui a tout changéLe cheval a bouleversé le cours de l’histoire humaine. Par sa vitesse, il a permis de franchir d’immenses distances en un temps record ; par sa puissance, il a inauguré une nouvelle ère dans l’art de la guerre, celle des chars attelés puis de la cavalerie. Ces dernières années, le séquençage de génomes anciens a considérablement enrichi notre compréhension de l’histoire du cheval, en identifiant les steppes des bassins du Don et de la Volga comme le berceau de sa domestication, au milieu du troisième millénaire avant notre ère. Pourtant, les modifications génétiques qui ont transformé le cheval sauvage en cet allié domestique formidable pour les humains restaient encore largement méconnue. Une nouvelle étude dirigée par Xuexue Liu et Ludovic Orlando au Centre d’anthropobiologie et de génomique de Toulouse (CAGT, CNRS/UT), publiée le 28 août dans la revue Science, révèle une mutation génétique déterminante dans l’émergence de la mobilité équestre.
- 28 août 2025Eczéma du nourrisson : le stress pendant la grossesse pourrait être à l’origine de la maladieL’eczéma du nourrisson pourrait trouver son origine avant la naissance. En cause : un dérèglement du système immunitaire provoqué par une élévation du taux de cortisol, l’hormone du stress, pendant la grossesse, selon une étude menée in vivo chez la souris, et publiée dans la revue Nature le 27 août 2025. Ces résultats, obtenus par une équipe de recherche coordonnée par l’Inserm, le CNRS et l’Université de Toulouse, suggèrent qu’il est nécessaire de poursuivre les recherches qui explorent comment l’expérience des femmes enceintes affecte la santé des enfants.
- 28 août 2025Sclérose en plaques : de nouveaux éléments pour comprendre le retournement contre soi du système immunitaireLa sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune et inflammatoire du système nerveux central. Cela signifie que les cellules du système immunitaire s’attaquent par erreur au cerveau et à la moelle épinière, provoquant une inflammation, appelée neuro-inflammation. Comprendre les mécanismes par lesquels chacun des acteurs du système immunitaire agit dans ce contexte pathologique est un enjeu de taille pour la recherche. Dans une nouvelle étude, une équipe de recherche de l’Inserm, du CNRS et de l’Université de Toulouse, regroupée au sein du laboratoire Infinity, identifie pour la première fois le rôle d’un sous-type de lymphocytes T : les Tfr régulateurs. Ces cellules favorisent la migration d’autres cellules immunitaires dans le cerveau, les cellules B mémoires, responsables de la neuro-inflammation et de la sévérité de la maladie. Cette découverte, réalisée à partir d’analyses du sang de patients et de modèles murins, révèle un rôle pro-inflammatoire inattendu des Tfr dans la SEP, ouvrant la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques et à des biomarqueurs de l’activité de la maladie. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Science Translational Medicine.